Acceuil Immigration / Emigration Kayes : migration irrégulière, quelles alternatives pour les jeunes ?

Kayes : migration irrégulière, quelles alternatives pour les jeunes ?

0
12

Image d'illustration

La migration irrégulière demeure un défi majeur pour la région de Kayes, identifiée par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) comme l’un des principaux foyers d’émigration des jeunes au Mali. Ce phénomène se traduit de plus en plus par des retours forcés et des expulsions. C’est le cas à Gogui, poste-frontière stratégique et point clé de suivi des flux de l’OIM. En 2024, les données y indiquaient une baisse de 50 % des expulsions par rapport au trimestre précédent.

Face à cette réalité, l’insertion professionnelle s’impose comme la priorité. Lors du lancement du projet SEYDAMA, des perspectives concrètes ont été annoncées : plus de 1 900 jeunes des régions de Kayes et de Ségou doivent bénéficier d’opportunités d’emploi et d’activités génératrices de revenus afin de freiner les départs clandestins. Dans cette dynamique, le secteur agropastoral joue un rôle moteur : de nombreux bénéficiaires sont désormais orientés vers l’agriculture durable, le maraîchage et l’agroforesterie, transformant la terre locale en un véritable vivier d’emplois.

D’autres initiatives emboîtent le pas. L’OIM et ses partenaires déploient des programmes de formation, d’appui technique et de distribution de kits agricoles pour valoriser le potentiel de la région. Au-delà des simples campagnes de sensibilisation sur les dangers de la route, l’enjeu repose sur l’accès au financement et l’appui à l’entrepreneuriat des jeunes.

La lutte contre l’émigration clandestine ne peut plus se limiter à la dissuasion. Elle exige la création de conditions favorables permettant à la jeunesse de bâtir son avenir sur sa propre terre, tout en préservant le droit à une mobilité légale et choisie.

 

Pas de commentaires